BIEN ETRE AU TRAVAIL ET PRODUCTIVITE

Un article lu dans les Echos « le bien-être au travail incite les salariés à s’engager » amène une réflexion que je voudrais partager.

Paradoxal non ?« incite » ; « s’engager », même si la finalité est légitime, la sémantique a toute son importance sur le sujet. J’aimerai à travers cet article, prendre du recul sur ce phénomène, voir les conséquences financières et humaines, mais aussi réfléchir sur les causes et les solutions possibles.

Bonheur au travail, bien-être au travail, chief happyness officer, … les entreprises surfent sur la vague et rivalisent d’initiatives pour éviter les risques psychosociaux. Mais attention, le bien-être au travail ne doit pas être considéré comme un moyen de faire de la pub, un moyen de gagner de la notoriété, juste surfer sur la vague comme les concurrents, ou tout simplement de se donner bonne conscience.

Non ! Le mieux vivre ensemble au travail signifie pour un chef d’entreprise, qu’il le vive, qu’il l’incarne, qu’il veuille au fond de ses tripes – que ses salariés se sentent bien dans son entreprise. Il n’ « incite » pas les gens à mieux vivre au travail, il se comporte et agit pour que cela se produise. Cela est fondé sur une forte volonté de sa part : « employees first, customers will follow » est sa devise; il n’en attend pas d’ « engagement » ; cela viendra de soi. C’est plus qu’une évolution c’est une valeur intrinsèque que porte le chef d’entreprise. Faute de quoi, le retour de bâton peut être douloureux :

30 000 burnout répertoriés en 2017, 480 000 pathologies mentales liées au travail, ce qui couterait entre 2 et 3 milliards d’euros. Quoi de plus schizophrénique que de s’entendre dire : « Mais vous travaillez dans une entreprise qui fait TOUT pour ses salariés » et de recevoir des mails incendiaires à 1h00 du matin parce que l’on n’a pas répondu au mail de 22h00 ? Ou de ne pas avoir eu de vraies conversations en face à face avec son hiérarchique depuis 1 an, de s’installer dans un open space où l’on ne connaît personne, de ne parler que par technologie interposée !

Nous vivons dans une économie où tout va vite, de plus en plus vite, trop vite ! Les personnes ne prennent plus le temps de se parler, de s’écouter, de se comprendre et cela engendre du stress et de la frustration. En effet, nos modes de travail et de communication ont changé. A l’ère de l’hyper communication, nous ne savons plus communiquer. Des phrases, des idées, sont lancées, via sms, via mail sans feedback, sans regard, sans validation de la compréhension de l’intention de départ. La conséquence peut être lourde pour la personne, pour le projet, pour l’entreprise.

Et si le bien-être au travail n’était qu’une question de bon sens !

Pour moi le bien-être au travail passe avant tout par la communication. Voici quelques principes de bases qui sont essentiels pour se sentir un être humain, respecté dans ce qu’il est et ce qu’il fait :

  • Prendre le temps de s’écouter mutuellement.

Les standup meeting : sont des meetings opérationnels, et ne doivent en aucun cas remplacer de vraie réunion où chacun peut s’exprimer librement, échanger son point de vue avec d’autres personnes

  • Demander du feedback

S’assurer que la personne a compris ce que je veux dire et l’a intégré de la façon dont je souhaitais me faire comprendre ; qu’elle a tous les éléments pour agir et qu’elle est « OK », sinon trouver un compromis.

  • Donner la parole

Si la personne n’est pas « OK » : comprendre son point de vue, et ensemble avancer vers une solution acceptable pour tous les partis. C’est le principe de l’intelligence collective où 1+1=3.

  • Ne pas avoir d’a priori, venir sans jugement

Deux cerveaux valent mieux qu’un, tout ce que l’autre pourra m’apporter ne sera que richesse supplémentaire pour moi

  • Favoriser, autant que faire se peut, les échanges en face à face

Le mail, le téléphone permettent de réduire la distance quand le collègue est à l’autre bout de la France, mais si son bureau est en face du mien, les 3 minutes que je vais « perdre » à venir le voir sont autant de temps gagné dans la compréhension du problème

  • Donner du feedback

Féliciter chaque fois que possible les membres de votre équipe, en groupe mais aussi individuellement.

  • Fêter chaque réussite

Pour renforcer la cohésion du groupe, jalonnez votre année de moments festifs, petit-déjeuners, déjeuners, after works pour fêter l’aboutissement d’un projet, la naissance du bébé d’un collègue, un anniversaire …

  • Instaurer la confiance

Faire ce que je dis et dire ce que je fais, être exemplaire et assertif dans ses comportements, et les autres feront naturellement pareil.

  • Etre bienveillant

Etre bienveillant est une posture que vous pouvez choisir. Elle est difficile … cela suppose d’avoir conscience de ses propres émotions (colère que tout ne marche pas comme je le veux, peur de ne pas y arriver) puis de prendre du recul. Une fois dans le calme, d’être en capacité de partager ses problématiques avec le groupe, demander de l’aide, susciter la créativité pour aller vers une solution. C’est accepter que l’autre fait de son mieux et qu’ensemble on peut y arriver.

  • Amener les équipes vers la fierté d’être membres de votre entreprise, vers l’excellence, pour cela Buis & Séjourné propose un accompagnement « Team Alchemy »
  • Transparence du dirigeant

Le dirigeant informe, dit les choses, travaille en toute transparence, partage sa vision et s’il n’en a pas : co-contruit avec ses équipes. Vous découvrirez alors la puissance et la force du groupe.

Nous accompagnons aussi les équipes à la co-construction de vision et de feuille de route pour un avenir plus serein avec SFM : Success Factor Modeling.


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